Le JSL 26.08.2014
Pour son essor, un domaine viticole de Bouzeron propriété d’un fonds d’investissement envisage d’entrer en Bourse à Londres.
Pour la première fois, un vignoble français pourrait faire une apparition à la Bourse de Londres. C’est le Sunday Times qui le révélait récemment. Il s’agit du Domaine Chanzy, installé à Bouzeron, du nom de la famille champenoise qui avait converti cette exploitation de polyculture à la vigne en 1974, avant de la diversifier par des acquisitions dans d’autres appellations.

Outre la production de bourgogne aligoté chère à ce village de Saône-et-Loire, le Domaine Chanzy cultive des vignes dans d’autres appellations comme Vosne-Romanée, Puligny-Montrachet, Santenay, Mercurey et Rully, 32 hectares en tout.

« Rien n’est acté »
En 2012, Olma, un consortium franco-anglais de 7 investisseurs, avait acquis le domaine qui compte à présent 17 salariés. L’augmentation de capital du domaine de 20 à 30 % en bourse lui permettrait de se développer dans plusieurs directions. L’une est le négoce, activité créée en 2013 à côté de l’exploitation viticole. Une autre est le développement de l’exportation qui, actuellement, représente 10 % des ventes, ce qui est peu comparé à la moyenne bourguignonne d’environ 50 %. C’est déjà un secteur de l’entreprise en pleine croissance avec les arrivées récentes du Québec, de la Norvège, de Singapour et Hong-Kong parmi les clients de Chanzy. Une troisième est de développer une marque de luxe, « ce en quoi la Bourse de Londres nous paraît plus appropriée, en plus des liens que nous avons avec l’Angleterre, » nous explique Philippe Der Megreditchian qui compte sur les pattes de Jean-Baptiste et Pascal Jessiaume, de Santenay, aux postes de directeur général et chef de culture. « Mais rien n’est encore acté » de cette entrée en bourse à Londres, précise le président.

Dans l’idée, l’opération pourrait rapporter « 2 à 5 millions de livres (2,5 à 6,3 M€) ». Le président affirme cependant, « nous voulons garder notre indépendance ».
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